KOPP Emile

KOPP Emile

¤ 16 mai 1885 à Arnay-le-Duc
† 27 janvier 1917 à Sainte-Menehould (Marne)
Lieutenant – 7e régiment du génie – 31 ans
Suites de blessures de guerre
Mort pour la France

‘A été blessé le 27 janvier 1917 dans le secteur Corniche par éclats de torpille, alors qu’il effectuait la visite des chantiers de mines dont il était chargé’

Acte de naissance

N°50

Acte de naissance
de
Kopp Emile
(légitime)

Du 16 mai 1885

L’an mil huit cent quatre-vingt-cinq, le seize mai à deux heures et demie après-midi, pardevant nous , Antoine François Vollot, maire et officier de l’état civil de la ville d’Arnay-le-Duc, chef-lieu de canton, arrondissement de Beaune département de la Côte-d’Or, a comparu le sieur Kopp, Jean François, âgé de trente-deux ans, ouvrier en limes, domicilié à Arnay-le-Duc, rue Saulnier, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né aujourd’hui à huit heures et demie du matin, en son domicile, de son mariage contracté à Arnay-le-Duc le trois février mil-huit cent quatre-vingt-trois avec Coimbs Emilie, âgée de vingt-quatre ans, sans profession, domiciliée avec lui, et auquel enfant il a déclaré donner le prénom de Emile. Lesdites présentation et déclaration faites en présence des sieurs Poillot Rossignol, Pierre, âgé de trente-cinq and, menuisier & Chartenet, Antoine, âgé de quarante-deux ans, serrurier, tous deux domiciliés à Arnay-le-Duc, et ont le père de l’enfant et les témoins signé avec nous le présent acte de naissance après lecture.
[Signature] Kopp J. / Poillot / Chartenet / A. Vollot

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Fiche matricule

Nom : Kopp
Prénoms : Emile
Surnoms :
Numéro matricule du recrutement : 409.
Classe de mobilisation :1905.


État civil :

Né le 16 mai 1885, à Arnay-le-Duc, canton dudit, département de la Côte-d’Or, résidant à Dijon, canton dudit, département de la Côte-d’Or, profession de répétiteur, fils de Jean-François et de Coimbs Emilie domiciliés à Arnay-le-Duc, canton dudit, département de la Côte-d’Or.

32 de tirage la liste dans le canton d‘Arnay-le-Duc.


Signalement :

Cheveux et, sourcils noirs,
yeux gris noirs, front ordinaire,
nez moyen, bouche moyenne,
menton rond, visage ovale,
Taille : 1m69 cent. Taille rectifiée : 1
m_ cent.
Marques particulières :
Degré d’instruction générale : 5.


Décision du conseil de révision et motifs :

Bon.

Compris dans la 1 partie de la liste du recrutement cantonal (_° portion).


Corps d’affectation / Numéros au contrôle spécial – matricule ou au répertoire

Dans l’armée active : – 4e Régiment du Génie (détachement de Besançon)
– Ecole d’Administration Militaire direction de Lyon
– 7e régiment du Génie
.
Disponibilité et réserve de l’armée active : _.
Armée territoriale et sa réserve : _.


Détail des services et mutations diverses. (Campagnes, blessures, actions d’éclat, décorations, etc.)

Incorporé au 4e Régiment du Génie (détachement à Besançon) à compter du 7 octobre 1906. Arrivé au corps et sapeur de 2e classe le dit jour. Immatriculé sous le n°9171. Caporal le 1 mai 1907. Sergent le 1 octobre 1907. Rengagé pour 2 ans le 7 novembre 1907 à compter du 1 octobre 1908.
Elève officier d’administration à compter du 11 octobre 1909. Promu officier d’administration de 3e classe du service du Génie par décret du 12 septembre 1910 pour prendre rang du 1er septembre 1910 (Passé à la Direction de Lyon. Le 1er octobre 1910 (décision ministérielle du 12 septembre 1910).
Promu officier adjoint de 2e classe le 1er septembre 1912 (Décret du 31 août 1912). Passé à Remiremont le 1er mai 1913 (ordre du 24 avril 1913). Passé à la Chefferie de Saint-Dié, détaché à Senones le 1er avril 1914. Passé à la place d’Epinal le 2 août 1914. Affecté au 7e régiment du Génie (Décret du 25 février 1916) me 14 mars 1916.
Arrivé au corps au 7e génie le 16 mars 1916. Mort pour la France le 27 janvier 1917 à l’ambulance E. 9/15 à Sainte-Menehould (Marne) suites de blessures de guerre. Avis officiel n°5095 H du 5 février 1917.
Secours de 300 fr. adressé le 18 octobre 1917 à Mrr Kopp Emile François à Arnay-le-Duc. Admis à servir avec le grade de lieutenant.
.

Passé dans la _ de l’armée active le _.

Campagnes

Contre l’Allemagne du 2 août 1914 au 27 janvier 1917.

Blessures, citations, décorations, etc.

A été blessé le 27 janvier 1917 dans le secteur Corniche (Argonne) par éclats de torpille, alors qu’il effectuait la visite des chantiers de mines dont il était chargé.


Dans la disponibilité ou dans la réserve de l’armée active.

A accompli une 1re période d’exercice dans le_ du _ au _.
A accompli une 2e période d’exercices dans le_ du _au _.
Passé dans l’armée territoriale le _


Dans l’armée territoriale et dans sa réserve.

A accompli une 1re période d’exercice dans le_ du _ au _.
A accompli une 2e période d’exercices dans le_ du _au _.


Localités successives habitées
par suite de changements de domicile ou de résidence

Dates / Communes / Subdivisions de région / D : Domicile, R : Résidence

_


Époque à laquelle l’homme doit passer dans :

La disponibilité de l’armée active :_
La réserve de l’armée active :1 octobre 1910
L’armée territoriale :1 octobre 1919
La réserve de l’armée territoriale : 1 octobre 1925 1926
Date de la libération du service militaire :1 octobre 1931 1933

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Transcription décès

N°44

Transcription d’acte de décès
de Kopp Emile
Mort pour la France

Du 7 mai 1917

L’an mil neuf cent dix-sept le vingt-sept du mois de janvier à dix-sept heures étant à Sainte-Menehould, département de la Marne, acte de décès de Emile Kopp lieutenant au septième régiment du génie, compagnie quinze/soixante-et-une immatriculé à Auxonne, classe mil neuf cent cinq, né le seize mai mil huit cent quatre-vingt- cinq à Arnay-le-Duc, canton d’Arnay-le-Duc, département de la Côte-d’Or décédé à Sainte-Menehould – Marne. Pour la France, le vingt-sept du mois de janvier mil neuf cent dix-sept à quinze heures quinze minutes par suite de blessures de guerre, conformément à l’article 77 du Code Civil, nous nous sommes transporté auprès de la personne décédée et assuré de la réalité du décès. Dressé par nous Jacques François Guillot officier d’administration de deuxième classe gestionnaire, officier de l’Etat Civil, sur la déclaration de Pierre Léon Bargeonnet sergent infirmier, âgé de trente-deux ans et de Valier Géreau, caporal infirmier âgé de trente-deux ans, témoins qui ont signé avec nous après lecture. Le 1er témoin, signé : Bargeonnenet. Le 2e témoin, signé : Géreau. L’officier de l’état civil. Signé : Guillot.
Pour expédition conforme : l’officier de l’Etat –Civil, signé : Guillot. Vu par nous Notin Georges médecin-chef de ladite formation sanitaire, pour légalisation de la signature de Mr. Guillot sus-qualifié. Signé : Notin. Vu pour légalisation de la signature de Mr. Notin Georges. Paris le 16 mars 1917. Le ministre de la Guerre par délégation : le chef du bureau des archives administratives (signature illisible).

Mention additionnel.
(Loi du 30 septembre 1915)

L’acte ci-contre est incomplet sur les points suivants : le défunt domicilié légalement à Arnay-le-Duc (Côte-d’Or). Paris le huit avril mil neuf cent dix-sept. Le Ministre de la Guerre par délégation. Le chef du bureau des archives administratives.
Signature illisible.
L’acte de décès ci-dessus a été transcrit le sept mai mil neuf cent dix-sept à neuf heures du matin par nous Nicolas Justin Hutin maire d’Arnay-le-Duc.
[Signature] Hutin

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Données additionnelles

En décembre 1920, les dépouilles d’Emile Kopp et de Pierre Nief, autre soldat arnétois, sont rapatriées à Arnay-le-Duc pour être inhumées au cimetière. L’hebdomadaire Le Bien du peuple de Bourgogne rapporte le 19 décembre :

Arnay-le-Duc. – Nos héros. – Deux victimes du terrible cataclysme viennent d’être ramenées à Arnay, pour reposer près de leurs ancêtres.
Ce sont : Pierre Nief, mort à 22 ans, en 1918, et le lieutenant Emile Kopp, tombé à 32 ans, en 1917.
Leurs obsèques ont donné lieu à d’émouvantes cérémonies : tout le long du parcours, la Fanfare d’Arnay, qui était en tête du cortège, a fait entendre des marches funèbres. Les différentes sociétés de la ville étaient représentées et les combattants de la grande guerre avaient tenu à offrir une superbe palme.
Au cimetière, de nombreux discours ont été prononcés et écoutés dans le plus grand silence. Chers petits, dormez en paix, votre souvenir sera éternel.

(1)

La question des corps des soldats morts pendant la guerre est une véritable affaire d’Etat. Le rapport des populations aux défunts change profondément lors du conflit. L’Etat prend en charge la création de cimetières militaires et organise l’inhumation individuelle des soldats à partir de décembre 1915. D’autre part, la nature et la longueur de la guerre rendent difficile le recueillement pour de nombreuses familles qui, dans un premier temps, vivent souvent l’angoisse de l’absence d’information (le proche combattant est-il blessé, fait prisonnier, mort ?) puis, dans un second temps, ne peuvent se recueillir sur la tombe du défunt. Les soldats tués lors des premiers mois du conflit sont parfois rapatriés dans leur commune de résidence mais le gouvernement y met fin en novembre 1914. Des exceptions existent, notamment pour les soldats morts hors de la zone des armées. Ainsi, quelques morts dans des hôpitaux de l’arrière retrouvent leur terre natale, à condition que les familles puissent payer les frais de rapatriement.
Cela change le 31 juillet 1920. Le mécontentement et la pression des familles et de certains élus encouragent le gouvernement à changer sa politique. A partir du 31 juillet 1920, pour faire face aux pressions, accentuées par un certain nombre de violations de sépultures de combattants, les familles peuvent faire la demande de rapatriement des corps des morts pour la France alors inhumés dans les anciennes zones de l’armée. La France voit alors une circulation inédite de dépouilles, sur plusieurs années, transférées aux quatre coins du pays. Des entreprises privées sont mandatées pour répondre aux demandes. Les rapatriements se font progressivement par zones géographiques des anciens lieux de combats. En France, Allemagne et Belgique d’abord, puis en Italie et en Orient, des milliers de corps retrouvent leur famille.
Comme pour les soldats Kopp et Nief à Arnay-le-Duc, le retour du combattant défunt répond souvent à un cérémonial à deux dimensions. C’est à la fois l’inhumation du proche, qu’il soit père, fils, frère ou époux, et du héros national (2).

Sources

  • A.D. de la Côte-d’Or, état civil numérisé Arnay-le-Duc 1877 – 1885 (FRAD021EC 26/034), Kopp Emile, n°50, 1885, vues 583-84/601.
  • A.D. de la Côte-d’Or, recrutement militaire (1867-1940), classe 1905, bureau d’Auxonne (R 2401), vues 817-18/1005.
  • A.D. de la Côte-d’Or, état civil numérisé Arnay-le-Duc 1916 – 1920 (FRAD021EC 26/041), Kopp Emile (transcription), n°44, 1917, vues 76/329.
  • (1) (19 décembre 1920), « Nos héros » in Le Bien du peuple de Bourgogne, p. 4 [En ligne] Disponible sur Retronews.
  • (2) Pau, Béatrix (2017), « Le ballet des morts » in Inflexions, 35(2), pp. 167‑174. / Pau, Béatrix (3 janvier 2018), « La restitution des corps », Le Souvenir Français [En ligne].