FEURPRIER Maurice Robert

FEURPRIER Maurice Robert

¤ 7 juillet 1895 à Paris, 14e arrondissement
† 30 juillet 1916 au bois d’Hem, Hem-Monacu (Somme)
Soldat – 23e Régiment d’infanterie – 21 ans
Tué à l’ennemi
Mort pour la France


Acte de naissance

N°4293

Feurprier Maurice Robert

L’an mil huit cent quatre-vingt-quinze, le huit juillet à une heure un quart acte de naissance de Maurice Robert du sexe masculin, né hier soir à huit heures un quart boulevard de Port Royal 983, fils de Joséphine Feurprier, âgé de trente-trois ans, domestique, rue Monge 10, et de père non dénommé. Dressé par nous Charles Denoy adjoint au maire, officier de l’Etat civil du quatorzième arrondissement de Paris, sur la présentation de l’enfant et la déclaration faite par Louis Caron, âgé de vingt-cinq présent à l’accouchement devant Lucien Gillet âgé de trente ans employé boulevard de Port Royal 125 et Georges Dumagnon âgé de quarante-sept ans employé faubourg Saint-Jacques 49 qui ont signé avec nous après lecture.
[Signatures] Caron / Gillet / G. Dumagnon / C. Denoy

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Fiche matricule

Nom : Feurprier
Prénoms : Maurice Robert
Surnoms :
Numéro matricule du recrutement : 392.
Classe de mobilisation :.


État civil :

Né le 7 juillet 1895, à Paris, canton de 14e arrondissement, département de la Seine, résidant à Censerey, canton de Liernais, département de la Côte-d’Or, profession de domestique de culture, fils d‘enfant assisté du département de la Seine et de Feurprier Joséphine domiciliés recensé à Censerey, canton de Liernais, département de la Côte-d’Or.

Marié à _.


Signalement :

Cheveux châtain-clair, yeux gris,
front moyen, nez convexe,
visage ovale, renseignements physionomiques
complémentaires :
_.
Taille : 1mètre69 centimètres.
Taille rectifiée :
_
mètre_ centimètres.
Marques particulières : _
Degré d’instruction générale : 3.


Décision du conseil de révision et motifs :

Inscrit sous le n°22 de la liste du canton deLiernais.
Classé dans la 5e partie de la liste en 1914. Ajourné a un an pour “faiblesse”. Classé dans la 1e partie de la liste en 1915.


Corps d’affectation / Numéros au contrôle spécial – matricule ou au répertoire

Dans l’armée active : – 133e Régiment d’Infanterie 12121
– 23e Régiment d’Infanterie 14424_

Disponibilité et réserve de l’armée active :
Armée territoriale et sa réserve : _

.

Détail des services et mutations diverses.

Incorporé à compter du 9 septembre 1915. Arrivé au corps le 10 dudit. Passé au 23e Régiment d’Infanterie le 29 janvier 1915 (décision du Colonel commandant les subdivisions du 27 janvier 1916).Décédé antérieurement au 8 septembre 1916. Inhumé à l’Est de la tranchée de la Pestilence cote 19. Rayé des contrôles le 9 septembre 1916. Avis officiel n°H.B. 150 du 15 septembre 1916. Rayé le 7 octobre 1916..


Antécédents judiciaires et condamnations

_.

Campagnes

Contre l’Allemagne du 10 septembre 1915 au 8 septembre 1916.

Blessures, citations, décorations, etc.

_.


Localités successives habitées
par suite de changements de domicile ou de résidence

Dates / Communes / Subdivisions de région / D : Domicile, R : Résidence

_.


Périodes d’exercices

Réserve : 1re dans le_, du _ au
.
Réserve : 2e dans le_, du _ au _.
Armée territoriale :_.
Spéciales aux hommes du service de garde des voies de communication :_.

Époque à laquelle l’homme doit passer dans :

La disponibilité de l’armée active :_
La réserve de l’armée active :
L’armée territoriale :
La réserve de l’armée territoriale :
Date de la libération du service militaire :

Mis à jour le 25 août 1958. Le Capitaine Féat chef de la 2e section

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Décès

N°10

Transcription d’acte de décès
de Feurprier Maurice Robert
Mort pour la France

du 5 février 1917

L’an mil neuf cent seize, le six du mois de novembre, à treize heures étant au camp de La Liarde (Marne). Acte de décès de Feurprier Maurice Robert, soldat au 23e Régiment d’Infanterie, 5e Compagnie, n° matricule 14424, né le 7 juillet 1895, à Paris, canton du 14e arrondissement (Seine) domicilié en dernier à l’assistance publique de la Seine ; à Arnay-le-Duc décédé au combat de Hem (Somme) tué à l’ennemi, le trente juillet 1916, Mort pour la France. Inhumé à l’Est du bois de la Pépinière (Somme) fils de Feurprier Joséphine domiciliée à Censerey canton de Liernais (Côte-d’Or). Cette constatation n’a pu être faite, l’officier d’Etat civil n’ayant pas été prévenu en temps utile. Dressé par moi Elie Boibessot sous-lieutenant faisant fonction d’officier de l’Etat-civil, sur la déclaration de Adam Francisque, 30 ans, médecin aide-major et de Durand Léon, 27 ans, infirmier, tous deux décorés de la Croix de Guerre, témoins qui ont signé avec moi, après lecture.
Suivent les signatures.
Vu par nous Joulard Emmanuel sous-Intendant militaire.
Signé : E. Joulard.
Vu pour légalisation de la signature de M. Joulard Emmanuel. Paris le 8 janvier 1917. Le ministre de la Guerre par délégation : le chef du bureau des archives administratives. Signature illisible.

L’acte de décès ci-dessus a été transcrit le cinq février mil neuf cent dix-sept, à onze heures du matin par nous Nicolas Justin Hutin, maire d’Arnay-le-Duc.
[Signature] Hutin

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Données additionnelles

A l’instar du soldat Gaston Dabsta, Maurice Feurprier est un enfant assisté du département de la Seine. Il est inscrit sur les registres en 1895, l’année de sa naissance. Il est probable que sa mère, alors non mariée, soit décédée ou ne pouvait subvenir aux besoins de son enfant, ce qui explique son admission à l’assistance. Maurice Feurprier s’est vu attribuer le matricule 119522, qui permet de retrouver son dossier complet en salle de lecture des archives de Paris (cote D3X4 + numéro matricule) (1). Il y a environ 53 232 enfants assistés à Paris en 1906 et, comme près de 22 000 autres, Feurprier est envoyé en nourrice dans le Morvan, haut-lieu du placement des enfants dans des familles nourricières (2). En 1906, Maurice Feurprier est à Liernais, à 20 kilomètres d’Arnay-le-Duc. Il vit chez Jean Baptiste et Pierrette Grandveau, cultivateurs au hameau de Cenfosse. Ils ont un fils, également prénommé Jean Baptiste, du même âge que Maurice (3). Il vit toujours au même lieu en 1911, et il est domestique chez les Maugras, agriculteurs, avec deux autres jeunes gens de l’assistance, Léon Dubois et Marguerite Brunet (4).

Il participe à la bataille de la Somme au sein du 23e régiment d’infanterie, aux côtés du soldat Marcel Poillot. Ce dernier meurt le 25 août 1916. Maurice Feurprier meurt trois semaines plus tôt, officiellement le 30 juillet.

Sources

  • Archives de Paris, état civil 14e Arrondissement 1895 (V4E 9652), Feurprier Maurice Robert, n°4293, 1895, lien vers le registre.
  • A.D. de la Côte-d’Or, recrutement militaire (1867-1940), classe 1915, bureau d’Auxonne (R 2513), vue 738/923.
  • A.D. de la Côte-d’Or, état civil numérisé, Arnay-le-Duc 1916 – 1920 (FRADO21EC 26/041), Feurprier Maurice Robert (transcription), n°10, 1917, vue 56/329.
  • (1) Archives de Paris, répertoires d’admission des enfants assistés, 1895, enfants assistés (D3X4 109), Feurprier Maurice Robert, liens vers le registre.
  • (2) Cadoret, Anne (1989), « L’accueil d’enfants de l’Assistance publique, dans le Morvan » in  Ethnologie française, 19(4), pp. 341‑349.
  • (3) A.D. de la Côte-d’Or, population, dénombrement de la population, Liernais 1906 (10 M 346-12), vue 14/23.
  • (4) A.D. de la Côte-d’Or, population, dénombrement de la population, Liernais 1911 (10 M 346-12), vue 12/21.